Plaquette de saison 2020-2021
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la saison

comparution immédiate 2 - une loterie nationale ?

On dit la justice lente, elle l’est. Mais il est une procédure qui va très vite. Ce sont les comparutions immédiates ou « CI », héritières des légendaires « flagrants délits ». Les flags.
La règle est simple. Un délit commis, une arrestation, une garde-à-vue et un jugement immédiat. Trente minutes suffisent pour distribuer des mois de prison.
On y voit défiler des voleurs, agresseurs, époux violents, sans-papiers, dealers, toxicos, cambrioleurs. Et ceux qui ont, encore, bu un coup de trop, insulté un policier. Et aussi des malades mentaux et des innocents. Et, maintenant des « gilets jaunes ». Notre pièce raconte donc ces CI, rien n’est inventé, pas un mot, pas une phrase, pas une peine.
Tout a été scrupuleusement retranscrit. Tout y est vrai.
Et un seul acteur réussit la prouesse de jouer tous les rôles de cette étrange « justice »...

note d’intentions
Le tribunal est un théâtre où la parole est reine, et c’est bien cette parole qui peut faire glisser d’un côté ou de l’autre du monde des vivants : la liberté sous le ciel ou la réclusion à l’ombre. L’exercice de la justice a lieu sur une scène qui n’a pas toujours la résonnance médiatique donnée aux grands procès. Dominique Simonnot, journaliste à Libération, livre dans son ouvrage, Justice en France une compilation de ses fameuses chroniques hebdomadaires publiées dans le quotidien à partir de 1998. Michel Didym et Bruno Ricci se sont intéressé au chemin souvent aléatoire qui conduit du Palais de justice à la prison, en accolant ces chroniques
à des textes d’écrivains sur qui le filet s’est refermé.
La prison est un lieu de création qu’on a tendance à oublier. Pourtant, de grandes œuvres sont nées derrière les barreaux, de celles de François Villon
à Jean Genet, en passant par Sade, Gramsci, Dostoïevski, Oscar Wilde ou Casanova. Ce qui frappe, dans ces textes recueillis lors d’ateliers d’écriture dans les prisons de Nancy et de Toul, c’est la qualité littéraire d’un lien entre intérieur et extérieur.
À l’intérieur, il y a un être humain qui pense ou rêve, une identité qui lutte contre l’anéantissement et la destruction, qui le poussent à « se fondre dans la poussière ».
Michel Didym

texte Dominique Simonnot mise en scène Michel Didym collaboration artistique et interprétation Bruno Ricci
assistant à la mise en scène Yves Storper scénographie David Brognon en collaboration avec Stéphanie Rollin lumières Sébastien Rébois création sonore Michel Jaquet costume Éléonore Daniaud décor Atelier de construction du CDN Nancy Lorraine
production Centre Dramatique National Nancy Lorraine – La Manufacture coproduction Théâtre de Grasse

› programmation Collèges au spectacle
› Laure Bonnet vous propose, en écho au thème, le Cycle de lectures et un atelier d’écriture
› Jérôme Rouger vous donne rendez-vous pour le Dis donc en balade

Poitiers

Centre d’Animation de Beaulieu
mars 2021
jeu 04 › 19h30

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