Plaquette de Saison 2018-2019
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Yves Beaunesne

Oncle Vania

Une apologie de la vodka

Jour après jour, quelque chose nous quitte, il y a de la perte partout dans nos vies, et ce n’est pas triste : la mort s’installe dans les draps de notre jeunesse, et avec elle nous apprenons à aimer de façon plus apaisée. Les formes nouvelles doivent permettre le passage de l’ancien au nouveau.

Oeuvre crépusculaire, Oncle Vania fait entendre un sombre chant. Oncle Vania parle de la fin d’un monde, de la fin d’une illusion. Dans une maison-labyrinthe aux 27 pièces, Tchékhov construit une langue nouvelle à l’architecture savante, comme un nouvel instrument d’opération de ce monde malade pour un écrivain que la médecine n’a jamais quitté. Cette maison est une ruche fantastique de mots qui ne se taisent jamais. Un peuple d’êtres jaillis d’un bloc, les jambes prises dans le marbre, les bras se dressant vers le ciel, et de la bouche entrouverte s’échappe un cri. Il n’y aura pas de bonheur, mais il y aura l’incandescence de l’instant lumineux qui rachète tous les retards et toutes les erreurs.

C’est une sorte de Zeitnot, c’est-à-dire, pour les joueurs d’échecs, l’impasse où se trouve celui qui perd la partie faute d’avoir eu la capacité de déplacer un pion à temps, même si la situation lui était favorable. Il est des vertiges auxquels il manque une poignée de secondes. Il faudrait alors arriver à donner forme à la fragmentation du temps, à l’enlacement de la pensée avec les élancements du corps, à un théâtre des miettes, de la parole en îlots.

Tous ces personnages vivent en grand danger d’effondrement, et quand cela se produit, c’est spectaculaire. Mais ils sont bâtis comme des maisons japonaises : faciles à démolir, faciles à reconstruire. Finalement, les matériaux les plus légers sont aussi les plus solides. Si l’on additionne les personnages de Oncle Vania, peut-être voit-t-on apparaître l’ombre de Tchékhov. La pièce, terminée huit ans avant la mort de l’auteur, est une œuvre d’une immense vitalité, riche de toutes les espérances qu’il n’aura pas le temps d’écrire.

Il y a chez eux quelque chose du syndrome de Münchausen. Celui qui en est atteint est celui qui va voir un médecin, lui fait une déclaration d’affection du style " vous allez me sauver, c’est merveilleux ", le médecin se laisse piéger par ce contre-transfert, prescrit ce que lui, dans son monde de médecins, croit bien, et le patient sabote ses prescriptions, se mutile, ferme sa perfusion, provoque une cascade de pépins médicaux. Pour mettre en échec celui qu’il aime et qu’il respecte. Il ne se sent vivre que lors de ces tragédies médicales. Et quand il n’y a pas de tragédie, il meurt d’ennui, il est en pleine mélancolie. Chacun, comme un enfant mélancolique, se met à l’épreuve pour avoir la preuve qu’il est bien vivant, pour avoir la confirmation de ce qu’il vaut. La souffrance lui prouve qu’il vit, c’est comme un rite d’initiation. C’est sans doute un réflexe de riche, les épreuves chez les pauvres sont tellement quotidiennes que ce n’est pas la peine de se faire des ordalies.

Ce n’est pas de contracter je ne sais quelle schizophrénie clinique que la folie s’empare de l’être, mais d’éprouver ce monde sans amour : c’est à cause de cela que l’on bascule vers ces mouvements éperdus qui animent les culbutos tout blancs au regard vide des cours d’asile. C’est là qu’arrive Lear dont la tempête inhumaine a soufflé le crâne, laissé la cervelle à l’orage et les pensées sous la pluie ruisseler. C’est là aussi que Tchékhov illumine l’âme et l’ouvre enfin sous les éclairs : avec lui, je ressens toujours qu’il existe en moi un pouvoir qui sait ce que je ne sais pas. Il faut le lire comme cuisinent les Arabes, en puisant à pleines mains dans le pot de sel, les doigts blessés.

Yves Beaunesne

Sérébriakov
Roland Bertin

Eléna
Nathalie Richard

Sonia
Servane Ducorps

Voïnitskaia
Évelyne Istria

Oncle Vania
Hervé Pierre

Astrov
Laurent Poitrenaux

Téléguine
François Sikivie

Marina
Claire Wauthion

Création

23 au 27 Mars 2004 au Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines

Collaborateurs Artistiques

Assistants à la mise en scène Philippe Ulysse et
Augustin Debiesse

Collaboration artistique Marion Bernède

Traduction et adaptation
Marina Abelskaïa
Yves Beaunesne
Marion Bernède

Scénographie et Costumes
Damien Caille Perret et
Marion Legrand

Chorégraphie
Nasser Martin-Gousset

Lumières
Éric Soyer

Création son
Christophe Séchet

Arrangements musicaux
Jean-François Ballèvre

Coiffures et maquillages
Catherine Saint-Sever

Anton Tchékhov (1860-1904)
1860. Naissance le 17 janvier à Taganrog d’Anton P. Tchékhov, troisième fils du négociant Pavel Egorovitch Tchékhov.
1868. Première inscription à l’École Grecque.
1869. Entrée au lyçée de Taganrog.
1876. Fuite du père à Moscou pour échapper aux créanciers. Anton reste seul dans la maison des parents. (…)
1879. Tchékhov réussit son examen de maturité en juin et part en août à Moscou, où il entreprend des études de médecine.
1880. Parution d’une nouvelle dans la revue Strekoza (La Cigale).
1882. Tchékhov écrit 40 textes humoristiques et des récits dont 32 sont publiés dans les journaux et revues humoristiques. La famille vit presque exclusivement de l’argent que gagne Anton. P. en écrivant la nuit. La journée est consacrée aux études.
1883. Tchékhov publie environ 110 nouvelles, feuilletons et récits humoristiques. En juin, on lui délivre son diplôme de médecine. Parution du 1er recueil de récits Les Contes de Melpomène. En décembre, premiers signes d’hémorragie pulmonaire.
1885. Tchékhov publie 130 nouvelles, récits humoristiques et feuilletons.
1886. Tchékhov publie environ 120 récits, nouvelles, textes humoristiques. Il soigne la mère et les trois sœurs d’une connaissance atteintes du typhus. La mère et une des sœurs meurent. Tchékhov décide aussitôt d’abandonner la pratique médicale et fait disparaître la plaque de médecin de sa porte. En décembre, premier voyage à Pétersbourg où il fait la connaissance de l’éditeur Souvorine. En janvier, Souvorine lui propose une collaboration au journal Temps nouveau. Lettre de Grigorovitch dans laquelle il qualifie Tchékhov de « pur latent ».
1887. Tchékhov publie environ 65 récits, écrit une pièce en un acte Le Chant du cygne. En avril, voyage à Taganrog par Charkhov et la steppe ukrainienne. En septembre, début du travail sur Ivanov, commande du directeur du Théâtre Korch de Moscou. Le 19 novembre, première représentation d’Ivanov à Moscou.
1888. Commence à composer La Steppe qui paraît en mars. En juin, Tchékhov traverse l’Ukraine sur les traces de Gogol, rencontre plus tard Souvorine sur les bords de la Mer noire, Août : parution de L’Ours, pièce en un acte. Octobre : Tchékhov reçoit le prix Pouchkine pour son recueil Au crépuscule. Gros succès de la première de L’Ours à Moscou.
1889. Janvier : première d’Ivanov à Petersbourg. Tchékhov écrit une comédie L’Homme des bois. En mai paraît La Demande en mariage. Avril : voyage de Tchékhov à Soumy avec son frère gravement malade. Nicolas Tchékhov meurt le 17 juin de la tuberculose. (…) Décembre : première représentation de L’Homme des bois à Moscou : véritable échec.
1890. Voyage à Sakhaline. (…) Le gouverneur général de la région d’Amour, A. N. Korf, permet à Tchékhov de visiter l’ensemble des prisons, établissements et autres installations du dispositif pénitentiaire à la seule condition que Tchékhov n’ait aucun contact avec des prisonniers politiques. Sur l’île de Sakhaline, il effectue un recensement, rassemble données statistiques et autres pour son rapport. L’île de Sakhaline. Il établit 10 000 fiches. Le 8 décembre retour de Sakhaline à Moscou.
1891. Février : Tchékhov sélectionne les documents rapportés de Sakhaline. Organise une collecte de livres pour les bibliothèques scolaires de Sakhaline. En mars, Tchékhov, accompagné de Souvorine, se rend en Italie et à Paris et revient fin avril à Moscou. Famine dans la province de Nijni-Novgorod où Tchékhov organise des secours de même que dans la province de Voronèje. Mi-décembre : parution du livre Le Duel.
1892. En février, Tchékhov achète la propriété de Mélikhovo au sud de Moscou. Début juillet : Tchékhov accepte la proposition du Zemstvo de participer à la lutte contre l’épidémie de choléra. Il organise à Mélikhovo et dans les environs un secteur sanitaire comprenant 25 villages, 4 usines et un monastère. En novembre paraît Salle n°6 dans La Pensée russe.
1893. Le 12 janvier, organise un repas de tous les écrivains de Petersbourg. Visite l’atelier de Répine.
1894. Le 24 juin, on élit Tchékhov pour trois ans porte-parole du zemstvo de Serpoukhov. Dans la brochure de juillet de La Pensée russe. Début août, Tchékhov est l’hôte de Tolstoï dans sa propriété de Lasnaïa Poliana. Octobre : il commence à écrire La Mouette qu’il termine en décembre.
1896. 28 mai : le Conseil sanitaire de la circonscription de Serpoukhov fait appel à Tchékhov pour la conception d’un prototype destiné à la construction d’écoles. Tchékhov construit une école à Talèje, à proximité de Mélikhovo. En octobre, il se rend à Pétersbourg pour remettre à Souvorine le manuscrit de La Mouette et d’Oncle Vania jusque là resté secret. (…) Le 17 octobre, première de La Mouette au théâtre Alexandrinski de Pétersbourg, qui s’avère un échec spectaculaire. Retour rapide de Tchékhov à Mélikhovo. Les autres représentations connaîtront le succès. Tchékhov à Mélikhovo. Les autres représentations connaîtront le succès. Tchékhov fait la connaissance de Stanislavski.
1897. Mars : Tchékhov rencontre Souvorine ; des attaques violentes d’hémoptysie le contraignent à se faire hospitaliser. Le 28 mars, visite de Tolstoï à la clinique. Après l’hospitalisation, premiers projets de s’installer en Criée. Avril : dans le cahier n°4 de La Pensée russe paraît la nouvelle Les Moujiks entraînant la saisie du cahier. Après la suppression d’une page, elle est livrée à la vente. Voyage à Biarritz en août, suivi d’autres séjours en France pendant l’hiver ; il passe un certain temps à Nice (à la pension russe) où le climat lui convient tout particulièrement. De là, il suit les démarches de Zola pour la libération de Dreyfus.
1898. Début janvier : Tchékhov envoie des recueils de littérature française à la bibliothèque municipale de Taganrog. Les rapports avec Souvorine se tendent à cause de l’attitude de ce dernier dans l’affaire Dreyfus. Avril : retour de Tchékhov à Moscou par Paris et Pétersbourg. En mai, lui parvient à Mélikhovo la demande de Némirovitch-Dantchenko de représenter La Mouette au théâtre d’Art de Moscou. En septembre, il assiste là-bas à une répétition du 1er acte. Le cahier du mois d’août de La Pensée russe paraît avec le récit Groseilles à maquereau et De l’amour. A la mi-septembre il part pour Yalta dans l’intention d’y passer l’hiver et achète en octobre une propriété à Aoutka, au sud de Yalta. Le 17 décembre, la première de La Mouette au Théâtre d’Art de Moscou, dans une mise en scène de Némirovitch-Dantchenko et Stanislavski, se révèle un succès énorme. Vers le 20 décembre, parution dans La Pensée russe du récit Un cas tiré de ma pratique.
1899. En janvier Tchékhov signe le contrat de vente de ses droits d’auteur à l’éditeur Marx 75000 roubles. Il remanie une grande partie de ses premiers récits pour une édition complète. En mars, il rencontre Maxime Gorki à Yalta. En mai, le Théâtre d’Art représente spécialement pour Tchékhov La Mouette (sans décor). Tchékhov prend part aux répétitions d’Oncle Vania. En juillet, voyage avec l’actrice Olga Knipper à Yalta. Le 26 octobre, première d’Oncle Vania à laquelle Tchékhov ne participe pas (mise en scène Némirovitch-Dantchenko et Stanislavski). Novembre : Tchékhov héberge à Yalta des tuberculeux sans ressources. Rédige un appel à la construction d’un sanatorium. Le 6 décembre Tchékhov est décoré de l’ordre de Stanislas pour son dévouement à la cause de l’enseignement public. L’édition complète de A. F. Marc commence à paraître. Parution de La Dame au petit chien dans La Pensée russe. Lévitan à Yalta.
1900. En janvier, Tchékhov devient membre de la section Belles-lettres de l’Académie des Sciences (siège à Pétersbourg). En avril, le Théâtre d’Art entreprend une tournée dans différentes villes de la Mer noire. Tchékhov assiste aux représentations de ses pièces et à celles d’autres auteurs à Odessa et Yalta. Le 6 mai, Tchékhov se rend à Moscou, va voir plusieurs fois Lévitan, malade. Celui-ci meurt le 22 juillet. En août, commence à écrire Les Trois Sœurs. A la mi-octobre, Tchékhov a terminé la première version des Trois Sœurs : voyage à Moscou. Il lit avec la troupe du Théâtre d’Art Les Trois Sœurs Le 11 décembre, Tchékhov se rend à Nice sans avoir terminé les corrections de la pièce (…) 16 décembre : envoie à Moscou le troisième acte des Les Trois Sœurs. Le 18 décembre la pièce est autorisée par la censure. Tchékhov fait quelques changements au 4ème acte. (…)
1901. (…) Tchékhov se rend en Italie où lui parvient un télégramme lui faisant part du succès de la première des Trois Sœurs (le 21 janvier au Théâtre d’Art dans une mise en scène de Némirovithc-Dantchenko et Stanislavski). Février : retour à Yalta. Rencontres fréquentes avec Bounine. Le 17 mai, Tchékhov est examiné par V.A. Sourovski qui constate une aggravation de l’état de santé de Tchékhov et lui prescrit un régime à base de lait de jument. Le 25 mai Tchékhov épouse Olga Knipper et part directement avec elle en cure dans la province de Oufa. Sur le chemin, visite chez Maxime Gorki à Nijni-Novgorod. En août, Tchékhov rédige sont testament pour assurer la subsistance de sa mère et de sa sœur en cas de décès. Novembre : en visite chez Tolstoï à Gaspra (Crimée).
1902. Janvier : Gorki chez Tchékhov. Discussion à propos des Petits Bourgeois dont on prépare la première au Théâtre d’Art. Tchékhov chez Tolstoï. Il se retire de l’Académie des Sciences parce que le tsar n’a pas voulu y admettre Maxime Gorki. Il passe le mois de juillet dans la propriété de Stanislavski près de Moscou avec sa femme gravement malade après une fausse couche.
1903. Février : début du travail sur une nouvelle pièce : La Cerisaie. 24 mai : examen médical par le professeur Ostroumov qui constate une aggravation croissante de l’état de santé de Tchékhov. Il lui interdit de passer l’hiver à Yalta et lui conseille de séjourner dans des régions au climat sec, continental, par exemple dans les environs de Moscou. Le 26 septembre, Tchékhov télégraphie à Moscou que les quatre actes de La Cerisaie sont écrits. Il recopie la pièce au propre, envoie le manuscrit le 14 octobre. 20 octobre : lecture de La Cerisaie par la troupe du Théâtre d’Art. Début décembre : parution du dernier récit : La Fiancée. Après le 4 décembre, Tchékhov remplace deux passages de La Cerisaie sanctionnés par la censure. Participe quotidiennement aux répétitions. Voit Les Bas-Fonds de Gorki. (…)
1904. Janvier : Le zemstvo de Yalta élit Tchékhov curateur de l’école d’Aoutka. 17 janvier : première de La Cerisaie dans la mise en scène de Némirovitch-Dantchenko et Stanislavski. Hommage officiel de Tchékhov, à la première, pour sa 25ème année de carrière littéraire. A la mi-février, il retourne à Yalta et, avec sa femme, se rend en mai en Allemagne (détour par Moscou), à Badenweiler où il doit se soumettre à une cure. Le 2 juillet : mort de Tchékhov à l’hôtel Sommer. 10 juillet : sépulture au cimetière de Novodévitchi à Moscou.

Biographie établie par la rédaction de la Shaubühne à Berlin d’après des notes chronologiques d’Elisabeth Wolffheim et de Peter Urban

LES COMÉDIENS

Roland Bertin (Sérébriakov)

Après avoir suivi le cours Alick Roussel, Roland Bertin fut l’un des fondateurs de l’actuel Centre Dramatique National de Bourgogne en 1958. Sociétaire de la comédie Française de 1983 à 2001, sociétaire honoraire depuis 2002, Roland Bertin a travaillé avec les plus grands metteurs en scène : Antoine Vitez, Claude Régy, Jacques Lasalle, Philippe Adrien, mais aussi Patrice Chéreau, Roger Planchon, André Steiger et Jorge Lavelli.
Il a également tourné dans de nombreux films de cinéma (Monsieur Klein de Joseph Losey, L’Homme blessé de Patrice Chéreau, Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau) et de télévision (Vidocq, Les Misérables, Sara, Lulu de Marcel Bluwal, Balzac de Josée Dayan.
Roland Bertin a reçu le prix du Syndicat de la Critique en 1990 pour "Galilée" dans La Vie de Galilée de Bertolt Brecht mis en scène par Antoine Vitez.
Il a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour La Princesse Maleine.

Nathalie Richard (Eléna)

Après une année de chorégraphie à New-York au cours Cunningham, Nathalie Richard entre au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris en 1983 où elle reste trois ans.
Depuis 1986, elle a pris part à près de vingt pièces comme comédienne, travaillant sous la direction de Jean-Pierre Vincent, Jean-claude Fall, André Engel et Jean-François Peyret notamment. Récemment, elle a mis en scène Le Traitement de Martin Crimp.
Au cinéma, sa rencontre avec Jacques Rivette a débouché sur plusieurs collaborations (La Bande des Quatre, Jeanne la Pucelle, Haut bas fragile). Elle a également travaillé à plusieurs reprises avec James Ivory, Olivier Assayas, Catherine Corsini et Hervé Le Roux.
Elle a participé à une dizaine de film de télévision en tant que comédienne.
Elle a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour Un mois à la campagne.

Servane Ducorps (Sonia)

Elève de troisième année au Conservatoire National d’Art Dramatique, Servane Ducorps y suit notamment l’enseignement de Joël Jouanneau, Claude Buchvlad et Muriel Mayette.

Evelyne Istria (Maria Voïnitskaia)

Evelyne Istria a joué au théâtre dans une centaine de pièces avec, entre autres, les metteurs en scène suivants : Pierre Debauche, Armand Gatti, Petrika Ionesco, Lucian Pintillé, Roger Planchon, Bernard Sobel, Antoine Vitez (notamment Electre dans trois mises en scène différente).
Dernièrement, elle a travaillé avec Stéphane Braunschweig (Peer Gynt, Dans la jungle des villes), Alain Françon et Suart Seide.
Au cinéma, elle a été dirigée par Louis Malle, Gérard Pirès, Joseph Losey, Hugo Santiago, Pierre Salvadori et Jean-Claude Janer.
Elle interprète des rôles pour la télévision : Secrets de famille, Les Maîtres du pain, Le Fils du Cordonnier et Entre Ciel et Mer.

Hervé Pierre (Oncle Vania)

Après une formation à l’École du Théâtre national de Strasbourg avec Claude Petitpierre, Jean-Pierre Vincent, Jean Dautremay et Jean-Louis Hourdin, Hervé Pierre fonde avec l’ensemble de la promotion le Théâtre du TROC où il réalise deux spectacles : Hauts les mains, Peaux de Lapins et Victor s’en mêle.
Au théâtre, il a joué sous la direction de Bernard Sobel, Jean-Louis Hourdin, Dominique Pitoiset et Roger Planchon entre autres.
Il a mis en scène Humanus, Paysage de l’Homme d’après Dostoïevski, Coups de foudre d’après Hermann Melville, Ordinaire et disgracié de Claude Mollet et Duo Dubalcon de Louis-Charles Sirjacq.
Il a également travaillé pour le cinéma (Le Hussard sur le toît de Jean-Paul Rappeneau) et la télévision (PJ de G. Vergès).

Laurent Poitrenaux (Astrov)

Après avoir suivi une formation à l’école Théâtre en Actes dirigée par Lucien Marchal, Laurent Poitrenaux a été dirigé au théâtre par Ludovic Lagarde, Daniel Jeanneteau, Eric Vigner, Arthur Nauzyciel et Thierry Bédard. Il a créé le tour de chant Les Frères Lidonnes et la Compagnie L’Ensemble Lidonnes avec Dider Gallas.
Au cinéma, il a travaillé avec Claude Mouriéras, Malika Saci, Olivier Hermon et Alexis Charrier.
Dernièrement, il a créé avec Ludovic Lagarde une adaptation du poète Olivier Cadiot Retour définitif et durable de l’être aimé au Théâtre National de la Colline.

Claire Wauthion (Marina)

Elle a travaillé avec Antoine Vitez au Théâtre National de Chaillot (Faust, Britannicus), ainsi que dans de nombreux spectacles d’Alain Françon.
Elle a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour L’Eveil du Printemps et La Princesse Maleine.

François Sikivie (Téléguine)

Il a joué récemment dans le spectacle Rwanda 94.

LES COLLABORATEURS ARTISTIQUES

Damien Caille-Perret (scénographie et costumes)

À la sortie de l’École du Théâtre National de Strasbourg, Damien Caille-Perret est assistant à la mise en scène de Jacques Nichet, puis il est scénographe, accessoiriste, parfois costumier, parfois marionnettiste pour Edith Scob , Dominique Valadié, Olivier Werner… Avec Sylvain Maurice, il crée les marionnettes et la scénographie des Aventures de Peer Gynt et cette année la scénographie et les costumes d’Œdipe. Il est artiste associé au Nouveau Théâtre de Besançon.
Il a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour La Fausse Suivante, La Princesse Maleine et Edgard et sa bonne et Le dossier de Rosafol, ainsi que pour Ubu-Roi avec les élèves de la Comédie de Saint-Étienne.

Marion Legrand (scénographie et costumes)

Formée au Jeune Théâtre National, Marion Legrand a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour Edgard et sa bonne et Le dossier de Rosafol.

Nasser Martin-Gousset (chorégraphie)

Électron libre dans le paysage de la danse, Nasser Martin-Gousset s’est d’abord initié au théâtre avant de travailler avec Karine Saporta, Dominique Petit, Meg Suart, et, plus récemment, Josef Nadj.
Il a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour La Princesse Maleine.

Eric Soyer (lumières)

Il a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour Edgard et sa bonne et Le dossier de Rosafol.

Christophe Séchet (création son)

Formé à la composition musicale et aux techniques de studio par les compositeurs du Groupe de recherches Musicales à Paris, il développe un travail de composition électro-acoustique intimement lié au spectacle vivant, danse et théâtre. Christophe Séchet a travaillé avec les chorégraphes Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux et Christian Bastin.
Il a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour Il ne faut jurer de rien, L’Eveil du Printemps, La Fausse Suivante, La Princesse Maleine et Yvonne Princesse de Bourgogne.

Catherine Saint-Sever (coiffures et maquillage)

Maquilleuse, perruquière, Catherine Saint-Sever a travaillé notamment avec Christian Rist, Jean-Lambert Wild, Brigitte Jacques, Andrej Seweryn, Valère Novarina, Claude Buchvald, Robert Cantarella, Anne Torrès, Sandrine Anglade.
Elle a déjà travaillé avec Yves Beaunesne, pour La Princesse Maleine et Edgard et sa bonne et Le dossier de Rosafol.

Coproduction

Compagnie de La Chose Incertaine – Yves Beaunesne
Le Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines
Le Théâtre National de la Colline
La Scène Watteau

avec la participation artistique du Jeune Théâtre National + Logo

Le soutien du département du Val de Marne, de la DRAC Ile de France et de la SPEDIDAM + Logo.
Tournée 2004/2005

Année 2004

Du 10 septembre au 24 octobre : représentations au Théâtre National de la Colline tous les jours sauf les lundis. Possibilités de rajouter deux spectacles en matinée le samedi ( à déterminer).

Les 9 et 10 novembre
Théâtre de la Halle aux Grains à Blois

Les 18 et 19 novembre
à l’Apostrophe de Cergy-Pontoise, scène de Pontoise.

Les 22 et 23 novembre
Théâtre le Parvis à Tarbes.
(Départ impératif le samedi 20 novembre).

Les 26 et 27 novembre
Théâtre Maxime Gorki à Petit-Quevilly.

Les 9 et 10 décembre
Le Théâtre de Lorient en option.

Les 14 et 15 décembre
au Théâtre de Chartres.

Les 17 et 18 décembre
Bonlieu - Scène Nationale d’Annecy en Option.

Année 2005

Les 6 et 7 janvier
Théâtre Granit de Belfort.

Les 13 et 14 janvier
LA Passerelle de Saint-Brieuc.

Les 17 et 18 janvier
Le Trident Scène Nationale de Cherbourg.

Les 21 et 22 janvier
Le théâtre Forum Meyrin en Suisse.

Les 25 et 26 janvier
Le Théâtre du Passage à Neuchâtel en Suisse.

Le 28 janvier
Le Salmanazar d’Epernay.

Portfolio