Plaquette de Saison 2018-2019
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Yves Beaunesne

L’échange

Claudel est, avec Maeterlinck, Tchékhov, Ibsen et quelques autres, un de ces cavaliers qui firent, dès le début du XXe siècle, le grand écart sur les côtés de l’échiquier littéraire. Immense voyageur, amateur d’histoires de marins et du grand large, il y a chez Claudel quelque chose de la littérature anglaise, comme une navigation sur une mer démontée, loin de certaine littérature française plus fermée sur ses frontières, sorte de patinage sur un lac glacé. Claudel redonne à la langue française des dérapages, du brut, de l’horizon lointain. Claudel console l’être humain d’être un jour entré dans la parole. Sa langue nous initie aux grains de peaux, aux duvets, aux chevelures de la langue française, une langue à la nudité comme une confidence. C’est une orgie de psalmodies. Quand le sentiment devient tellement fort qu’il n’est plus possible de le dire avec des mots parlés, il ne reste que le chant. Claudel, c’est le théâtre paroxistique.
Il y a un public de Claudel. Celui qui, dans tous les pays, n’élève pas de barrières intellectuelles, ne se force pas à analyser dans la minute un message. Ce public-là rit, crie et, à la fin, célèbre avec Claudel. Pour survivre, il est nécessaire de garder certaines choses secrètes.

L’Échange nous parle en plein jour de ces heures hallucinées où les draps acquièrent une texture de linceul. On en sort les bras lourds, à vouloir que tout ne soit qu’un rêve, un sale rêve comme on en fait et qui nous laisse si vide le matin, avec pour seul soutien les mots qu’on attend, les mots qui murmureraient à l’oreille que ce n’était qu’un mauvais rêve. Il y a là l’odeur de décomposition douceâtre et fétide de la jungle. C’est un poème commis à l’heure où la jeunesse n’était pas encore abolie, où le poète découvre la nécessaire combustion de son être tout entier dans un effort incessant pour entretenir une température élevée de sa vie. Un poème comme un mouvement lancé à la recherche des proportions de l’éternité.

Et pourtant, l’on sort de cette nuit de plein jour nourri et enrichi, le cœur plus léger, rempli d’une étrange et irrationnelle joie. Attendre du plaisir en redoutant le pire est une des lois de la savane claudelienne. Il faut d’abord et surtout ne résoudre aucun problème, envisager autrement, dérouler la question. Le but du théâtre, c’est d’abord d’identifier les choses dont on a le plus peur dans la vie, d’aller directement vers elles et de vivre chaque jour avec la plus grande douleur, personnelle et sociale. Ne pas mourir avec mais vivre avec.

Lechy Elbernon
Nathalie Richard

Thomas Pollock Nageoire
Alain Libolt

Louis Laine
Jérémie Lippmann

Marthe
Julie Nathan

Collaboration artistique
Marion Bernède

Assistanat à la mise en scène
Augustin Debiesse
Caroline Lavoinne

Scénographie
Damien Caille-Perret

Costumes
Patrice Cauchetier

Lumières
Joël Hourbeigt

Création son
Christophe Séchet

Coiffures et maquillages
Catherine Saint-Sever

Création

Le 5 décembre 2007
au Théâtre de la Place à Liège

Paul Claudel
1868
6 août : Naissance à Villeneuve sur Fère, en Tardenois (Aisne), de Paul Claudel., fils de Louis-Prosper Claudel, receveur de l’Enregistrement, originaire des Vosges, et le Louise-Athanaïse Cerveaux, fille du médecin et nièce du curé de Villeneuve, l’abbé Cerveaux. Il est le dernier de quatre enfants : Henri (né et mort en 1863), Camille (1864), Louise (1866).
11 octobre : Baptême de Paul Claudel.
1870-1881
Paul, avec ses deux soeurs aînées, Camille et Louise, suit ses parents au fil de la carrière paternelle : Bar-le-Duc (1870-1876), Nogent-sur-Seine (1876-1879), Wassy-sur-Blaise (1879-1881).
1880
23 mai Paul Claudel fait sa première communion « qui fut à la fois le couronnement et le terme de (ses) pratiques religieuses ».
1881
5 septembre : Paul Claudel assiste au décès de son grand-père.
Octobre : Cédant aux instances de Camille, mère et enfants viennent s’installer à Paris ; le père reste à Wassy. Nommé à Rambouillet, puis à Compiègne, il les rejoint.
1881-1885
Paul est élève au lycée Louis-le-Grand, de la seconde à la philosophie (il redouble sa rhétorique). Il côtoie Marcel Schwob, Léon Daudet et Romain Roland.
1886-1890
Il étudie le droit à « Sciences Po », puis prépare le concours des Affaires étrangères où il est reçu premier en 1890.
1886
Juin Découverte des Illuminations et d’Une saison en enfer de Rimbaud.
25 décembre Au soir de Noël, à Notre-Dame, début de sa conversion qui ne s’achèvera que quatre ans plus tard.
1887
Il fréquente les mardis de Mallarmé, écrit des poèmes et L’Endormie.
1888
Il compose Une mort prématurée, dont des passages entreront dans Partage de Midi. Il n’en reste que le Fragment d’un drame.
Mariage de Louise Claudel avec Ferdinand de Massary.
1889
Première version de Tête d’or, publiée sans nom d’auteur en 1890.
1890
Février Reçu premier au concours des Affaires Etrangères.
Décembre Première confession, retour à la pratique religieuse.
Première version de La Ville, publiée en 1893.
1892
Paul Claudel quitte l’appartement familial et s’installe quai Bourbon, sur l’Île-Saint-Louis. Première version de La Jeune Fille Violaine, non publiée à l’époque.
1893-1895
En poste de vice-consul à New York, puis à Boston en 1893 ; nommé consul suppléant à Shanghai en 1895.
Il compose L’Échange, Tête d’Or, deuxième version, traduit l’Agamemnon d’Eschyle.
Publication La Ville, toujours sans nom d’auteur (1893).
1895-1899
Séjour en France (Paris et Villeneuve) puis départ pour la Chine (1895).
En poste à Shanghai, Fou-tcheou, Hankeou, de nouveau Shanghai (1896-1897). Il est nommé consul à Fou-tcheou, 1898. Il effectue un voyage au Japon.
Retour en France par la Syrie et la Palestine, fin 1899. Il fête Noël à Bethléem.
Il compose Vers d’exil (1895), Le Repos du septième jour (1896), La Jeune Fille Violaine, deuxième version (1898-1899), une large part de Connaissance de l’Est (1898-1899).
1900
Séjours à Villeneuve et à Paris ; retraites à Solesmes (septembre), puis à Ligugé (octobre) : échec de sa « vocation » monastique.
Il commence Les Muses en 1900
Développement de l’Eglise.
Sont publiés : L’Échange et Connaissance de l’Est (1900).
1901
Second départ pour la Chine : sur le bateau, il retrouve Rosalie Vetch qu’il avait rencontrée en 1899 à Fou-tcheou et dont il fera Ysé.
1901-1905
En poste à Fou-tcheou, Rosalie partage sa vie. Il refuse en 1902 une nomination à Hong-Kong. Il se lie d’amitié avec Philippe et Hélène Berthelot.
Il compose Connaissance du Temps (1903), Traité de la Co-naissance au monde et de soi-même (1904), trois traités qui seront réunis en 1907 pour former L’Art poétique, Partage de Midi (1904-1905).
Sont publiés L’Arbre (1901) - comprenant Tête d’Or II, La Ville II, La Jeune Fille Violaine II, Le Repos du septième jour, L’Échange-, Connaissance du temps (1904), Les Muses (1905).
1904
1er août Rosalie, enceinte de lui, quitte Fou-tcheou ; son silence durera treize ans.
9 octobre Mort de l’abbé Villaume, confesseur de Claudel.
1905
24 Février Dans une lettre reçue d’une tante de Rosalie,
il apprend « l’horrible trahison ».
Avril Claudel rentre en France, puis voyage en tout sens pour fuir son chagrin (Villeneuve, Pairs, Ligugé, Pyrénées, Alsace, Lorraine).
Décembre Sommé par le Père Caillava de renoncer à Rosalie, il reçoit plusieurs candidates et se fiance avec Reine Sainte-Marie-Perrin.
1906
15 mars Mariage avec Reine Sainte-Marie-Perrin à Lyon.
1906-1909
Troisième séjour en Chine (Pékin puis Tien-tsin) avec sa femme.
Naissance de deux premiers enfants, Marie (1907) et Pierre (1908).
Retour en France par le Transsibérien.
Il compose les quatre Odes suivant Les Muses (1906-1908), Corona benignitatis Anni Dei (1908-1914), L’Otage (1908-1910).
1910-1911
En poste à Prague.
Naissance de Reine (1910).
Il compose La Cantate à trois voix (1911-1912). Il reprend La Jeune Fille Violaine pour en faire L’Annonce faite à Marie (1910-1911).
Sont publiés : les Cinq Grandes Odes (1910), L’Otage (1911).
1911-1913
En poste à Francfort.
Naissance de Henri (1912).
Il compose Protée (1913), Le Pain dur (1913-1914).
Sont publiés L’Annonce (1912), La Cantate à trois voix (1913), Protée (1914).
Sont représentés pour la première fois : L’Annonce (décembre 1912) à l’Œuvre, L’Échange (janvier 1914) au Vieux-Colombier, L’Otage (juin 1914) à l’Œuvre.
1913
2 mars Son père meurt.
10 mars Sa sœur Camille est internée.
1913-1914
En poste à Hambourg.
Après un retour mouvementé en France par le Danemark, la Norvège et l’Angleterre, Claudel est affecté au ministère de la Guerre, puis des Affaires étrangères.
1915
mai-juin Tournée de conférences en Suisse et en Italie, puis mission commerciale à Rome jusqu’en novembre 1916.
Il compose Le Père humilié (1915-1916).
Publication de Corona (1915)
1917-1918
Ministre de France au Brésil, février 1917-novembre 1918 : Darius Milhaud l’accompagne
Août 1917 Il reçoit, après treize ans de silence, une lettre de Rosalie (« la lettre à Rodrigue »).
Naissance de Renée Claudel à Paris.
Il compose L’Homme et son désir, L’Ours et la Lune, La Messe là-bas (1917).
Publication de L’Homme et son désir (1917), Le Pain dur (1918).
1919-1920
Jan.-Août 1919 Séjour en France
Juil.1919-1920 Ministre de France au Danemark et délégué à la Commission du Slesvig-Holstein. Il commence Le Soulier de Satin (1919-1920) mais l’interrompt pour écrire L’Ode jubilatoire (1920). Publication de Le Père Humilié, L’Ours et la Lune, La Messe là-bas (1919).
1920
Décembre Nommé ambassadeur au Japon. Claudel regagne la France en passant par Londres où il retrouve Rosalie et découvre les traits de leur fille Louise.
1921-1935
Les trois grandes ambassades : Tokyo (1921-1926), Washington (1927-1933) Bruxelles (1933- 1935). Il donne les premières conférences sur son œuvre en France, en suisse et en Angleterre.
Il compose La Femme et son ombre (1922), achève Le Soulier de Satin (1924), écrit
Conversations dans le Loir-et-Cher (1925-1928), L’Oiseau noir dans le soleil levant (1926), Le Livre de Christophe Colomb (1927), Au milieu des vitraux de l’Apocalypse (premier de ses grands commentaires bibliques) (1928-1932), Figures et paraboles (1932), Un Poète regarde la Croix (1933-1935), Pan et Syrinx (1933), Le Festin de la Sagesse, Jeanne d’Arc au bûcher (1934).
Les ballets suédois interprètent L’Homme et son désir en 1921, au théâtre des Champs-Elysées.
1923
1er septembre A Tokyo, Claudel assiste au séisme où il perd la troisième Journée du Soulier de satin.
1927
Juin Achat du château de Brangues en Isère, où il s’installe en juillet.
1929
Juin Mort de la mère de Paul Claudel.
1935
Mars Il essuie un échec à l’Académie Française.
Mai Fin de sa carrière diplomatique.
1935-1955

Vingt années de retraite partagées entre Paris et Brangues.
Il écrit : L’Epée et le miroir (1935-1937), L’Histoire de Tobie et Sara, La Danse des morts (1938), P.C. interroge l’Apocalypse (1941-1942), Seigneur, apprenez-nous à prier (1942), P.C. interroge le Cantique des Cantiques (1943-1945), La Rose et le Rosaire (1945), Emmaüs (1946-1947), La Lune à la recherche d’elle-même (1947), L’Evangile d’Isaïe (1948-1950), Le Ravissement de Scapin (1949) Conversation sur Jean Racine (1954).
Principales représentations : Jeanne d’Arc au bûcher à Orléans (mai 1939), Le Soulier de satin au Théâtre-Français (novembre 1943), Le Père humilié au Théâtre des Champs-Elysées (mai 1946), l’Annonce au théâtre Hébertot, (mars 1948), Partage de Midi au théâtre Marigny (décembre 1948), Jeanne d’Arc au bûcher à l’Opéra (décembre 1950), Le Livre de Christophe Colomb à Bordeaux (mai 1953), l’Annonce est enfin jouée au Théâtre-Français (17 février 1955)
1935-1940
Séjour à Paris.
1936-1937
Grave crise d’anémie
1939
Il renoue avec l’ami de jadis Romain Rolland. La femme de ce dernier lui voue une amitié passionnée. Il leur demande en 1940 d’héberger Rosalie et sa fille Louise.
1940-1946
Séjour à Brangues
1940
Juin Il se rend à Alger où il espère que les Français vont reprendre la lutte. Retour et repli à Brangues jusqu’en avril 1946, coupé de voyages à Lyon, Vichy, Paris. Il donne, puis retire sa confiance à Pétain.
1943
21 septembre Dernière visite à Camille qui meurt le 19 octobre.
1946
4 avril Election à l’Académie Française.
1946-1952
Claudel adhère à la politique du général de Gaulle de 1945 à 1952, mais se sépare de lui sur les questions européennes.
1951
Août Grand-Croix de la Légion d’Honneur
5 novembre Mort de Rosalie.
1951-1955
Dernières années partagées entre les soins apportées à la mise en scène de ses pièces et ses commentaires de la Bible.
1955
23 février Il meurt à Paris.

Sources

Société Paul Claudel
www.paul-claudel.net, Repères Chronologiques.

Partage de midi, Chronologie
Ed. Folio Théâtre, 2004, pp. 261-265.

LES COMÉDIENS

Nathalie Richard -
Dans le rôle de LECHY ELBERNON

Danseuse chez Karol Armitage (1980-1981) et François Verret (1981- 1982), elle se tourne vers l’art dramatique, au début des années 80, d’abord sous l’égide de Blanche Salant, puis en intégrant le Conservatoire national d’art dramatique de Paris (1983 à 1986). Désormais, elle se partage entre théâtre, cinéma et télévision.
Sur scène, elle est dirigée par Jean-Pierre Vincent (« On ne badine pas avec l’amour » de Musset-1986), Jean-Claude Fall (« Par les villages » de Peter Handke-1987), Hans Peter Cloos (« Le malade imaginaire » de Molière-1989), André Engel (« Les légendes de la forêt viennoise » de Odön von Hörvath-1992 et « Woyzeck » de Georg Büchner-1998), Laurent Pelly (« Peine d’amour perdues » de Shakespeare-1995), Jean-François Peyret (« Le cas Sophie K-2005, Projection privée », Théâtre public de W. H. Auden-2000, « Faust, une histoire naturelle »-1998)... et Yves Beaunesne, qu’elle retrouve ici pour la troisième fois, après « Un mois à la campagne » d’Ivan Tourgueniev (1995) et « Oncle Vania » d’Anton Tchekhov (2004).
Au cinéma, on la remarque dans des courts métrages : « Cendrillon 90 » de Christine Dory, « Panorama et Jalousie » de Christophe Loizillon, « Les dernière heures du millénaire » de Cédric Kahn, « Comme un dimanche » d’Olivier Jahan, « C’est trop con » de Jean-Pierre Darroussin...
Depuis le début des années 90, elle enchaîne les rôles en marquant une fidélité évidente envers le cinéma d’auteur : Michael Haneke (Code Inconnu et Caché), James Ivory, Cédric Khan, Cedric Klapisch, Olivier Jahan, Olivier Assayas (avec lequel, elle tourne trois films) ou encore Jacques Rivette (trois films aussi, dont « La bande des quatre » pour lequel, elle reçoit le Prix Michel Simon en 1986)... A la télévision, on la voit dans : « Trois femmes… un soir d’été » de Sébastien Graal (2005), « Froid comme l’été » de Jacques Maillot (2001), « Le Soleil en face » de Laurent Dussaux (1997), « Jeunesse sans Dieu » (1995) et « Interdit d’amour » de Catherine Corsini (1991), « Série noire » de Jean-Luc Godard (1982)...

Alain Libolt
Dans le rôle de THOMAS POLLOCK NAGEOIRE

Comédien plein de sensibilité, il se partage entre théâtre et cinéma et sélectionne judicieusement les projets artistiques. Ainsi, au théâtre, il travaille avec : Patrice Chéreau (« La Dispute »), Roger Planchon (« La Remise »), Alfredo Arias, Jérôme Savary (« Les Rustres »), Luc Bondy (« Terre étrangère »), Jacques Lassalle (« Le Misanthrope »), Didier Besaze (« La Version Browning » de Terrence Rattigan-2005, Prix du Syndicat de la Critique pour le meilleur acteur), avec une complicité particulière envers Emmanuel Demarcy- Mota (« Six personnages en quête d’auteur » de Pirandello-2003, « Les trois autres que moi » de Fernando Pessoa-2006 et trois textes de Fabrice Melquiot : « Marcia Hesse », « Ma vie de chandelle », « Le Diable en partage »)... Au cinéma, lui aussi privilégie les films d’auteur : « Le Grand Meaulnes » (1967) de Jean-Gabriel Albicocco, « L’Armée des ombres » de Jean-Pierre Melville (1969), « La Maison » de Gérard Brach (1970), « Bernie » (1996) d’Albert Dupontel, « Petites coupures » (2002) de Pascal Bonitzer, « Les parallèles » de Nicolas Saada (2004), « La Vie d’artiste » de Marc Fitoussi (2006)..., ainsi que dans trois films d’Eric Rohmer : « Conte d’automne » (1998), « L’Anglaise et le Duc » (2001) et « Les Amours d’Astrée » (2006, où il faisait la voix off). Il interprète plus de vingt rôles pour la télévision (dont le feuilleton « Noëlle aux quatre vents », dans les années 60).

Jérémie Lippmann
Dans le rôle de LOUIS LAINE

Après une formation au Cours Florent (1996-1998), Jérémie Lippmann suit des cours à l’École du Cirque. Il est diplômé du Conservatoire National Supérieur D’Art Dramatique de Paris.
Il débute son parcours professionnel sous la direction de M. Harfaut (« Roméo et Juliette » de William Shakespeare-1996), N. Sauvaige (« En attendant Godot » de S. Beckett-1996), C. Lecomte (« Mauvais swing » de R. Funaro-1996). Il a aussi été mis en scène, entre autre, par Liza Wurmser (« La mouette » de A. Tchekhov-2006), Cristian Collin (« La double inconstance » de Marivaux-2007), Zequiel Garcia (« Ubu Roy » de Alfred Jarry-2007). En 2006, il a mis en scène lui-même « Quelqu’un va venir » de Jone Foss.
Jérémie Lippmann fait son apparition au cinéma dès le début de sa carrière. Entre autre dans « La repentie » réalisé par Laetitia Masson en 2001, dans « Petites coupures » réalisé par Pascal Bonitzer en 2002, dans « Les mains vides » réalisé par Marc Recha la même année et dernièrement dans « Jean De La Fontaine » réalisé par Daniel Vigne en 2006.
Il apparait aussi sur le petit écran. Par exemple dans www.soeurtherese.com de Christian Faure, dans « Scarlett si possible » de Fabrice Cazeneuve et dans « Bingo » de Gérard Marx.

Julie Nathan
Dans le rôle de MARTHE

Après une formation au Cours Florent (1999-2001) avec Eric Ruf, Michel Fau, Frédérique Farina..., elle est reçue, en 2001, au Conservatoire royal de Liège (Belgique) dirigé par Jacques Delcuvellerie, Max Parfondry, Mathias Simons. Elle y obtient un Premier Prix, en 2004.
Dès sa sortie du conservatoire, elle joue dans « Si tu savais », une création du théâtre jeune public Les Ateliers de la Colline, mis en scène par Jean Lambert et Dominique Renard. C’est aussi à ce moment là que se crée la Societas Péridurale, le collectif théâtral, basé à Bruxelles, dont elle fait partie. Au sein de cette compagnie, elle met en scène « Les Quatre Jumelles » de Copi (2003) et a initié récemment un atelier de recherche autour de « Mauser » de Heiner Muller.
Elle est dirigée par Isabelle Pousseur (elle fait partie du choeur d’ « Electre » de Sophocle-2006), Coline Struyf (rôle de Lady Ann dans « Richard III » de Carmelo Bene-2006), Lazare Gousseau (dans le cadre des ateliers sur « Pylade » de Pasolini, travail menant à la création du spectacle saison 2008/2009).

Coproduction

Compagnie de La Chose Incertaine – Yves Beaunesne

Le Théâtre de la Place de Liège (Belgique)

La Scène Watteau de Nogent-sur-Marne

La Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre

Bonlieu – Scène Nationale d’Annecy

La Maison de la Culture de Bourges

Le Parvis – Scène Nationale de Tarbes

L’apostrophe – Scène Nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise

Le Théâtre National de Marseille – La Criée

Avec la participation du Centre des Arts Scéniques de Belgique.

Avec le soutien du département du Val de Marne, de la DRAC Ile de France.
Tournée de décembre 2007 à mai 2008

Théâtre de la place à Liège
du 5 au 15 décembre 2007 (10)

La Scène Watteau de Nogent-sur-Marne
les 18 et 19 décembre 2007 (2)

Le Théâtre de l’Ouest Parisien
du 10 au 20 janvier 2008 (10)

Le Théâtre National de Marseille La Criée
du 23 au 27 janvier 2008 (5)

La Passerelle de Saint-Brieuc
le 31 janvier et le 1er février 2008 (2)

La Sortie Ouest à Béziers
du 6 au 9 février 2008 (4)

Le Théâtre de Sète
les 12 et 13 février 2008 (2)

Le Théâtre de Perpignan
le 15 février 2008 (1)

Le Théâtre d’Angoulème
le 4 mars 2008 (1)

Bonlieu – Scène Nationale d’Annecy
les 11 et 12 mars 2008 (2)

Le Parvis – Scène Nationale d’Ibos-Tarbes
le 18 mars 2008 (1)

La Scène Nationale de Narbonne
les 25 et 26 mars 2008 (2)

La Halle aux grains de Blois
le 1er avril 2008 (1)

L’Association ABC de Dijon
le 4 avril 2008 (1)

Le Trident – scène Nationale de Cherbourg
les 8 et 9 avril 2008 (2)

L’apostrophe de Cergy-Pontoise
les 15 et 16 mars 2008 (le 17 à confirmer) (2)

Le Salmanazar – Théâtre d’Epernay
le 22 avril 2008 (1)

La Maison de la Culture
de Nevers et de la Nièvre
les 13 et 14 mai 2008 (2)

La Maison de la Culture de Bourges
les 20 et 21 mai 2008 (2)

Nombre total des représentations : 53